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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:58

Stéphane Richard est actuellement en GAV. Bien sûr, ça ne veut pas dire qu'il est coupable mais ça focalise l'attention du public sur lui. Le directeur de cabinet au moment des faits est interrogé mais pas la ministre.

Le JDN ne s’embarrasse pas et justifie cette quasi-immunité par la raison d'état. Seulement voilà, le raccourci est facile avec l'affaire DSK où une simple femme de chambre a pu faire inculper le directeur du FMI. Ici, l'affaire d'escroquerie en bande organisée est instruite en France et Christine Lagarde n'est même pas interrogée.

La main invisible se voit beaucoup, beaucoup trop en fait...

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 09:33

Il y a environ un mois sortait une série d'articles qui balançaient sur Frigide Barjot. Dans un premier temps, j'ai préféré ne pas commenter pour voir comment elle allait réagir. La première publication a eu lieu peu après qu'elle ait annoncé vouloir entrer en politique, il était alors encore possible qu'elle renonce, elle n'avait d'ailleurs pas participé à à la dernière manifestation. Malheureusement, elle semble vouloir revenir sur le devant de la scène, et il m’apparaît inévitable de commenter.

 

Je suis agacé par son nom d'emprunt: quand on fait de la politique, on peut difficilement le faire sous anonymat, il n'y a pas de pseudonymes dans les urnes... Je ne sais pas ce qui est vrai ou factuel dans ce qui est raconté sur elle mais on peut extrapoler sur sa personnalité.

 

Nous nous construisons avant tout à l'adolescence, en essayant de trouver les règles qui régissent notre propre conduite et le monde. Le problème, c'est que le modèle doit être remis en cause au fur et à mesure que l'on vieillit. Certains n'y arrivent pas, et refusent d'adapter leurs règles à la réalité, ils s'enfoncent dans un cercle vicieux qui les amène toujours plus loin dans leur propre malheur.

 

Voici donc l'image que j'ai de Frigide Barjot:

Virginie a vécu une adolescence difficile où sa mère a lutté en vain pour conserver son père. Profondément blessée, elle a bati cette stratégie de défense d'attirer l'attention sur elle qui ne l'a plus quittée. Elle s'est donc très tôt tournée vers les milieux gays qui lui ont permis d'être reconnue et appréciée sans subir trop de questions. Attirée par un homo, elle s'est fait froidement repousser quand elle l'a demandé en marriage. Elle l'a poursuivi, fréquentant la même fac et entrant avec lui à Sciences Po. Il est possible que cette recherche dure encore.

Espérait-elle qu'une forme d'amour naitrait ? Cherchait-elle à reproduire le couple de ses parents d'une façon qui perdurerait ? Lui a-t-elle proposé de porter ses enfants ?

 

Une hypothèse me dérange; blessée et rejetée, a-t-elle pris la cause des anti pour empécher que son grand amour puisse se marrier avec quelqu'un qu'il aime réellement ? 

 

Au final, on en sait déjà trop sur sa vie privée et rien de ce qui l'anime vraiment. Elle est peut-être trop fragile pour la politique ou alors, Virginie a totalement disparu et il ne reste plus que Frigide allant toujours plus loin dans la spirale du déni.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 18:51

Le gouvernement se dit défavorable à la fin de la gratuité de la prépa. Je pense que la question n'est pas là. Mais il n'est pas facile pour moi d'aborder le sujet vu que je suis issu de la filière universitaire. Zythom ayant déjà pas mal déblayer le terrain, je pense que je peux quand même apporter une vision complémentaire.

La prépa scientifique est considérée comme la voie royale des ingénieurs, c'est aussi une logique bien à part que je voudrais comparer à la fac.

L'inscription à l'université est ouverte à tous, les groupes se forment assez facilement suivant les tempéraments. Les boursiers ont en plus droit à des chambres en résidence universitaire. La sélection se fait par semestre, ceux qui n'ont pas atteint le niveau demandé redoublent, se réorientent ou arrêtent simplement les études. Comme les étudiants viennent d'atteindre la majorité, c'est une manière d'entrer dans la vie active que j'estime plutôt saine.

A l'inverse, la classe prépa fait sa sélection à l'admission sur dossier. Durant la scolarité, les plus mauvais seront éliminés: c'est à dire qu'ils ne seront pas autorisés à redoubler et devront intégrer l'université s'ils veulent obtenir un diplôme. Ce mode de fonctionnement donne lieu à un climat d'hyper compétitivité où tous les coups sont permis. On m'a rapporté par exemple que certains exemplaires de livres de bibliothèque étaient déchirés pour éviter que d'autres élèves puissent se préparer à des exercices.

Les enseignants chercheurs d'université sont relativement indifférents aux élèves de première année: les amphis sont pleins et au final seuls 10% d'entre eux passent le premier cycle.

En prépa, le prof est hostile. La prépa, c'est un peu le "Kumak" du sketch de Timsitt. Les élèves sont régulièrement traités de minables et de moins que rien. Les notes n'atteignent jamais la moyenne. L'élève accepte les brimades car il sait qu'à la sortie, il intégrera une école d'ingénieur où on lui répétera à longueur de journée qu'il fait partie de...l'élite. Souvent quand deux anciens d'une promo reparlent de cette période, ils ne sortent que deux phrases: "Tu te souviens des colles de X?" "Ha, oui c'était vraiment un taré!".

Si je devais résumer les deux systèmes, je dirais que l'université amène l'étudiant à un niveau de connaissance et que la prépa prépare l'étudiant à subir un management autoritaire et injuste. Et pour avoir intégré une école d'ingénieur, je peux dire que celle-ci est dans la droite lignée de l'université.

En dernier exemple, je pourrais parler du bizutage. J'ai fait partie de la dernière promo dont le doyen avait autorisé le bizutage: il se déroulait dans les locaux, sur volontariat des bizuts avec des jeux pas très fins mais amusants.

Mes anciens camarades (élèves de la prépa la plus prestigieuse de la région), m'ont raconté que leurs bizutages s'étaient déroulés dans les couloirs d'un centre commercial pourchassés par les anciens dont certains postés aux sorties, avec des rituels humiliants se déroulants dans les recoins. L'esprit prépa est respecté et le directeur du lycée n'est pas concerné vu que ça ne se déroule pas dans ses locaux.

La quasi totalité des anciens élèves défendent le système car les épreuves ont formé chez eux un esprit de corps car c'est là le but principal de cette formation. Les valeurs qu'ils ont intégré les pousseront à ne pas compter les heures, à travailler sans relâche, et à obéir aux managers les plus injustes.

Ne vous méprenez pas, je ne dis pas que la prépa ne forme que des gens à destiner à devenir infectes. Je dis plutôt qu'elle déforme les élèves qui en sortent, en favorisant dess déviances. Et je ne parle pas de ceux qui mettront plusieurs années à se remettre de leur traumatisme.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 10:06

Les analyses de cet incident passent largement à côté du sujet, difficile de ne pas faire moi aussi une analyse aux ras des pâquerettes.

La France est en récession, les investisseurs qatari ont demandé à ce que la cérémonie ait lieu place du Trocadero. Il était difficile au préfet de dire non en période de crise, il a déployé un grand nombre de policiers pour contenir les débordements.

Malheureusement, avant même l'arrivée des joueurs la manifestation a commencé à dégénérer et les organisateurs auraient dû se rendre à l'évidence en reportant la soirée dans un lieu où la sécurité aurait dû être plus contrôlable. Ils ont préféré maintenir...

L'ambiance a attiré bien plus de casseurs et de voleurs que ce qui était prévu et gérable par les forces de police. Les journalistes mettent en cause la préfecture car ils ne veulent pas attaquer les investisseurs, et la droite en profite pour attaquer le préfet, passant au second plan la condamnation des délinquants. Finalement, aucun d'entre eux n'avait annoncé ce qui leur parait évident aujourd'hui.

Au delà de cette polémique, on voit que l'ordre public peut être mis à mal par des groupes animés par des sentiments très primaires comme ce fut le cas lors des émeutes de 2005. On voit que certains politiques utilisent ces sentiments à des fins purement électorales et on peut se demander quel genre de société risque d'en émerger.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 22:50

L'histoire qui se déroule sur Dailymotion ressemble à du pur Storytelling.

La position de Pierre Moscovici est déjà peu crédible. Les échos ont évoqué son implication dans le dossier le dimanche 28, il a attendu le Jeudi 2 pour démentir, une éternité en temps politique... Du pain béni pour l'opposition car Montebourg est un des rares ministres à être populaire, s'ils arrivent à le faire sortir du gouvernement, la côte de Hollande continuera de baisser, et il se retrouvera avec un courant du PS en moins. Cette impression est renforcée par son intervention sur les chantiers de Saint Nazaire, on peut quand même trouver bizarre de le voir absent des secteurs en croissance et présent sur les déficitaires.

Les critiques de la droite s'inscrivent quant à elles dans leur méthodes gestions habituelles: Juppé qui voulait vendre Thomson pour 1€, la vente des autoroutes. Autrement dit privatisation des bénéfices et nationalisation des dettes, creusons la dette, ça explosera un jour, l'important c'est que ça n'explose pas dans les mains d'un futur successeur.

Enfin, rappelons que google a très discrètement remplacé l'onglet de recherche Vidéos sur son moteur de recherche par un onglet Youtube. Un bel exemple de pratique anticoncurrentielle pénalisant Daylimotion qui n'a émut aucun des responsables de droite qui se présentent comme défenseur des intérêts de cette société. Peut-être que la neutralité du Net devrait d'ailleurs comporter un volet sur l'équité des moteurs de recherche...

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 16:39

En ces temps un peu troublés où chacun met en scène des histoires, j'aimerais bien vous en raconter une. L'important n'est pas qu'elle soit véridique mais qu'elle soit vraisemblable. Nous connaissons à peu près tous le catholisme mais il est toujours intéressant d'essayer de regarder les choses sous un autre angle et de voir où elles nous mènent.

 

Pour être plus spécifique, essayons un peu de considérer comment un athée peut voir le christianisme. L'Athée ne croyant pas en Dieu, il ne considère pas que Jésus ait pu faire des miracles. Il est pour lui un personnage historique ayant eu des frères et des soeurs. Après une formation religieuse où il a été lui-même le disciple de quelqu'un d'autre, il a commencé à donner une interprétation de Dieu différente de celle qui était enseignée et s'est auto proclamé messi. Il n'a jamais accompli de miracles, et ayant fini par trop déranger les institutions de l'époque, il a été condamné et crucifié. N'ayant jamais rien écrit, sa parole fut transmise par ses disciples. Les écrits sont multiples pas forcément convergents, ils se transforment un peu avec le temps. Le christianisme devient un mouvement sectaire. Puis, l'église catholique romaine émergeant, elle procède à un rassemblement et à un tri des écritures, elle crée une interprétation des propos de Jésus dans une époque. Le mouvement devient alors une force politique avec un système hiérarchique. Cette force dure mais s'affaiblit en subissant progressivement différents revers au fur et à mesure que la science et les moeurs évoluent.

 

Ce point de vue est très éloigné de la conception de la religion catholique mais est-il incompatible avec l'existence de Dieu ? Prenons par exemple, la théorie du Big Bang. Elle met à mal le catholicisme: il n'est plus question de croire en Adam et Eve, mais pour autant, elle n'est pas une preuve de la non existence de Dieu. Dieu peut avoir créer le Big Bang, c'est une possibilité...

 

De la même manière, Dieu peut exister et avoir simplement donné à Jésus une très grande clareté sur la nature humaine. Tout ce qui a été dit sur la vision de l'athée reste vraissemblable (vous pouvez relire le deuxième paragraphe), sa vie s'est alors déroulée comme notre vie de tous les jours sans miracles mais à une inspiration divine près.

 

Je ne démontre rien ici, je dis simplement que l'on peut croire en Dieu et en Jésus sans en tirer les mêmes conclusions que les croyants les plus démonstratifs.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 20:02

Que dire sur cette affaire qui n'ait déjà été dit ?

 

Je pense que la publication et le contrôle des patrimoines n'est pas forcément un point important mais au contraire d'Authueil, je pense qu'elle s'avèrera nécessaire. Nous vivons une époque de démagogie, et le risque de pseudo scandale à la Sapinière est toujours présent. Gare à ceux qui font de fausses déclarations ou aux petits malins qui déclarent leurs biens au nom de leur femme, leur omission peut leur sauter à la figure au dernier moment.

 

Le gouvernement va également dans le mur en ne traitant pas le sujet en profondeur. La loi en cours de rédaction sera bientôt prète mais Eva Joly nous l'a dit, la justice Française va mener l'affaire jusqu'au bout et la justice Suisse va coopérer pleinement, nous allons tout savoir. La vérité verra le jour après que la loi aura été votée et nous verrons à l'évidence que la loi n'est pas suffisante. Les politiques peuvent faire semblant de l'ignorer mais nous vivons maintenant dans une époque d'information et la moindre fuite déclenchera un nouveau scandale.

 

La seule façon de s'en sortir à long terme, c'est comme le demande Authueil, de reprendre les réflexions qui avaient commencé sous la précédente majorité et de venir à bout des tabous. François Hollande a été élu parce que c'est un homme politique à l'épreuve du scandale, le pouvoir ne peut tenir qu'avec des responsables du même type.

 

Quant à Jérôme Cahuzac, j'ai le sentiment qu'il est dans la norme de l'élite française. Le respect qu'il sucitait chez ses paires me laisse à penser que beaucoup ont fait des choses pires... Il me semble évident qu'il doit démissionner et traverser le désert jusqu'à ce que la justice vienne mettre en cause d'autres noms et que l'on puisse mesurer sa faute au regard de celle des autres.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 09:36

Très attendue par les geeks, la fibre progresse lentement en France. Promesse électorale du candidat Hollande, l'ensemble de la population française doit avoir accès au Très Haut débit d'ici 10 ans. J'ai visionné les vidéos du sénat sur le sujet: Audition ARCEP présentation, questions et enfin auditions opérateurs (compte-rendus ici).

 

En préambule, il me semble que les débats sont obscurcis par un certains nombre de non dits qui rendent la situation difficile à comprendre. Je vais essayer de présenter les points de vues des intervenants puis de les commenter d'un bloc pour éviter les contraguments fragmentaires que l'on voit trop souvent sur le Net.

 

Position de la ARCEP

L'ARCEP travaille a un document de cadrage qui doit permettre de standardiser la mise en place de THD sur l'ensemble du territoire. La prise en compte de ce document est très variable suivant les collectivités.

 

Le cadre réglementaire actuel permet aux opérateurs de déployer à leur propre initiative. L'ARCEP considèrera dans 3 ans s'il y a lieu de le faire évoluer.

 

L'autorité n'a pour l'instant pas obtenu de planning détaillé sur la mise en place du THD. Elle souhaite un planning Zone par Zone ainsi que des engagments des opérateurs.

 

A terme, les technologies Cuivre devront être éteintes pour basculer sur la fibre. La zone de Palaiseau est actuellement en cours d'expérimentation.

 

Les besoins de financement sont évalués à 22 Milliards d'Euros sur 10 ans dont 8 Milliards de fonds publics répartis moitié/moitié entre les collectivités et l'état. La part de l'état provenant des redevances sur les fréquences de téléphonie mobiles.

 

Les objectifs étant d'atteindre 50% en des foyers elligibles à au moins 30 Mbits/s d'ici 2017 et 100% en 2025.

 

 

Quelques questions /réponses

Q: Le sénateur Yves Rome souhaite une extension de l'objectif à 100 Mbit/s et une accélération des délais de réalisation. Les conventions en cours d'étude permettraient de réaliser les déploiement en 5 ans alors que le député voudrait (comme les autorités européennes) qu'ils soient ramenés à 3.

Pour lui, il est primorial que le réseau cuivre soit éteint car des progrès technologiques sur le cuivre pourraient retarder voir compromettre la rentabilité du réseau fibre.

R: La commission européenne a retenu le chiffre de 30 Mbits/s repris également implicitement par la feuille de route du gouvernement.

Le délai de démarrage de réalisation dépend de la main d'oeuvre qui doit être formée et ne sera disponible en force suffisante qu'à partir de 2015 / 2016.

Si les politiques souhaitent ramener le délai des conventions de 5 à 3 ans, il suffit d'un arrêté du premier ministre. Les collectivité pourront alors constater la carence et agir en conséquence.

 

 

Q: Philippe Leroy se réjouit du retour de l'Etat dans la politique d'aménagement du territoire et souhaite une loi pour rendre obligatoire la mise en place des schémas entre les collectivités et l'état.

R: L'ARCEP pense qu'il est souhaitable que les régions embauchent un à deux ingénieurs télécoms pour seconder les préfets sur ces questions.

 

 

Q: Bruno Sido demande à l'ARCEP comment surmonter les blocages lorsque l'opérateurs historique refuse de créer des sous-répartiteur. (Nota: le sous répartiteur permet de diminuer la distance entre l'abonné et l'équipement actif et par conséquent d'augmenter les débits ADSL).

R: Point resté sans réponse

 

 

Q: Élisabeth Lamure constate que les offres internet grands public sont vendues aux entreprises à des tarifs beaucoup plus honéreux. Elle demande comment réguler ces offres pour revenir à des tarifs plus acceptables.

R: C'est un chantier prioritaire de l'ARCEP en 2013.

Mon opinion

Avec mon expérience personnelle et forcément limitée, l'objectif de 10 ans me parait dès le début ambitieux. Je pense que dans la globalité ça peut bien se passer, à condition de ne pas voir trop gros.

 

Je n'ai jamais vu d'opérateur qui réussisse à industrialiser la fibre. Au mieux, on arrive à faire de l'artisanat de bonne qualité. Le génie civil fibre est généralement lourd, il demande des préétudes détaillées et donne fréquemment des retards et des surcoûts. Qualifier une fibre est une opération plus compliquée que de qualifier un lien cuivre, parce qu'il faut tester le débit du lien a des débits largement supérieurs, parce que parfois une légère différence de firmwares entre éléments actifs aboutit à des conséquences erratiques et parce que repérer un défaut d'épissure sur une fibre demande une certaine technique.

 

Autant je comprends la volonté des politiques à trouver un cadre, autant je suis un peu inquiet de ce qui pourrait arriver si les déploiements démarraient avec du personnel pas assez qualifié.

 

Faire un déploiement national en mettant en relation l'arcep directement avec les collectivités conduirait à un débordement de l'autorité centrale. Il me semble opportun d'établir un niveau de responsabilité intermédiaire dans les régions pour filtrer et hériarchiser les problèmes. C'est d'ailleurs peut-être aussi pour celà que l'arcep souhaite l'embauche d'ingénieurs au niveau régional.

 

L'extinction du cuivre... Il arrive qu'une technologie arrive en fin de vie, il faut alors procéder au remplacement de ces technologies par de nouvelles. C'est en général très difficile parce que l'inventaire est toujours incomplet et on finit toujours par couper quelque chose d'important mais oublié. Certes Palaiseau donne de bon résultats mais c'est une expérimentation...avec des gens qualifiés...sous le regard des politiques...

 

Il arrive également que certains projets deviennent trop coûteux quand on rencontre des imprévus. Que se passera-t-il si des portions de zone deviennent trop difficiles à déployer ? Certes les collectivités vont pouvoir dénoncer la carrence mais après qui paiera ? Je ne vois pas les opérateurs prendre des risques pareils sans avoir des marges conséquentes.

 

Point non évoqué, quid des équipementiers français ? A-t-on moyen de favoriser nos industries à coûts raisonnables ? 

 

Et enfin, la question de M. Sido est un réel problème, en attendant que faire sur les défauts de couverture ?

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 18:53

"Pour chaque problème complexe, il existe une solution simple, évidente, et fausse". H.L. Mencken

 

La neutralité du net n'est pas une fausse solution, c'est simplement une solution onéreuse. Dans les pays qui l'appliquent, l'accès internet coûte bien plus cher que chez nous, exemple chez ATT le triple play varie entre 79$ et 150$ et chez KPN Nederlands entre 46€ et 67€.

Je suis favorable à la liberté d'expression et à la confidentialité de mes informations personnelles mais si l'on retire aux opérateurs le levier économique des pressions commerciales, les surcoûts qui vont apparaître seront payés par le consommateur. Il me semble bien plus juste d'imposer une qualité minimale pour une connexion Internet et de laisser aux opérateurs une latitude pour y répondre.

 

En ce sens, la découverte des modifications faites par SFR sur son réseau mobile ne me choque pas.

La "dégradation" de l'image est par exemple une option payante chez Orange Bas Débit et je peux vous dire que ça fluidifie la navigation. N'étant pas chez SFR, j'utilise le navigateur Opéra pour obtenir le même résultat sur mon smartphone, le ressenti étant pour moi plus important que le technique.

L'adresse IP remplacée et le javascript n'ont pas l'air de modifier de manière significative ce que l'utilisateur voit. Ca ressemble à un simple proxy et à un script pour adapter l'affichage sur les smartphones. Je pense que SFR s'exprimera sur la confidentialité des données ou l'exploitation qui peut en être faite, par la société ou la police...

 

Reste l'argument: "Nous risquons de ne plus avoir le même Internet sur nos mobiles que sur nos PCs". Avant 2007, l'iphone n'existait pas et ce que vous aviez sur votre mobile était inexploitable. Personne n'a jamais vérifié que nous avions le même Internet et vous n'auriez pas eu l'air très malin si vous aviez avancé ce genre d'argument, tellement c'était évident. Depuis, nous avons obtenu des forfaits illimités de qualité plus ou moins variable. Ici encore, si nous imposons par une loi cette égalité, nous retrouverons les petits forfaits data à 100M et les forfaits illimités hors de prix. Et-ce que ça en vaut bien la peine ?

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 12:05

Alors que je cherchais à quitter ma société, un consultant m'avait proposé de me coopter dans sa boîte qui avait du mal à recruter (comme toutes les boîtes à cette époque). J'avais passé mon entretien d'embauche avec l'associé, dans le lounge d'un hôtel de la Défense. Une simple manoeuvre pour donner un côté cool/décontracte/classe, j'avais joué le jeu. J'en étais ressorti avec une impression globalement positive mais un petit doute, sa tonalité monocorde m'avait donné l'impression d'une absence d'émotions.

 

La crise économique et la petite taille de la société avait fini par révéler ce qu'il y avait derrière ce mur neutre: des bonus distribués à ceux qui courtisent, une habitude à souffler le chaud et le froid, des demandes classées urgentes mais sans explication et surtout...des moments clés...

 

Vivant en concubinage, sa compagne avait un enfant de 8 ans qu'il disait considérer comme son fils et dont les courtisants lui demandaient beaucoup de nouvelles. Un été je l'ai entendu répondre, c'était l'enfant qui l'appelait. Alors qu'il n'avait pourtant rien de particulier à faire, il l'avait aggressé verbalement avec violence.

 

Il demandait également de "travailler sur un dossier le week end" alors qu'aucune affaire n'était en cours ou envoyait un email au milieu de la nuit en demandant une synthèse pour le lendemain 10H. Autrement dit: gare à ceux qui arrivent tard le matin.

 

Il m'expliqua le jour de mon départ sa vision du monde du travail qu'il avait acquise en classes préparatoires: les managers doivent se comporter de manière exigente et parfois brutale pour maintenir l'ordre dans la société et obtenir le meilleur de nous même, nous devons travailler beaucoup et lorsque l'on rentre chez soi le soir, on peut redevenir quelqu'un de différent.

 

Finalement, la société avait failli être rachetée et c'est en discutant par hasard avec un des anciens et le repreneur potentiel que j'ai eu une dernière anecdote sur lui.

 

Ancien collègue: Tu ne deveniras jamais quel surnom il lui a trouvé.

Moi: Lequel ?

Repreneur: Je l'ai appelé "l'Autre".

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